La descendance de Jean François Daguebert et Marie Pauchet

En excluant deux mort-nés, le couple Daguebert-Pauchet a cinq enfants baptisés à Outreau entre 1777 et 1789 (Table 11) avec les parrains et marraines suivants : Félix Touret et Marie Claudine Malayeux pour Jean Marie Théodore en 1777, Louis Marie Sergeant et Marie Catherine Sergeant (peut-être les enfants de la soeur aînée de Jean, Marie Antoinette Daguebert –voir plus haut) pour Marie Marguerite Florentine en 1780, Jean Louis Dagbert et Marie Louise Augustine Sergeant (probablement mari et femme, fils de Louis Marie Daguebert et Marie Antoinette Sergeant) pour Jean Louis Augustin en 1784, Jean Baptiste Noel et Florentine Marie Marguerite Sergeant  pour JeanBaptiste en 1786 et finalement  François Seillier et Marie Antoinette Dagbert pour François Modeste en 1789.  Quatre de ces enfants fondent des familles.

L’aîné Jean Marie Théodore Daguebert est marin en 1799 quand il épouse à 22ans Marie Geneviève Ledoux, 24ans, fille d'Alexandre Ledoux, matelot, et de Marie Geneviève Bigot (Le futur conjoint est accompagné de son père Jean Marie Daguebert, 52ans, manouvrier et Simon Lachere, 50ans, garde forestier à Nesles, un ami. La future conjointe est accompagnée de son père Alexandre Ledoux, 52 ans, marin à Outreau et de François Foque, 56ans, manouvrier à Condette, également un ami. Tout le monde signe sauf la mariée et le père du marié).  La descendance de ce couple est décrite à la section suivante.

Suit Marie Marguerite Florentine Dagbert qui, à 23ans, en 1803, épouse à Outreau le matelot de 24ans, Jean François Hubert Merlin, fils de Jean Pascal Merlin et Marie Madeleine Labarre (Les témoins sont Louis Marie Merlin, 24ans, matelot,frère de l’époux, Jean Pierre Gabriel Droit, 22 ans, matelot, Jean Louis Tintillier, 48 ans, journalier, Antoine Moreau, 21 ans, cultivateur, tous quatre demeurant à Outreau . Seul Antoine Moreau signe). Le couple s’établit au hameau d’Equihen où Jean François est marin jusqu’à son décés en 1849 à 70ans (déclaré par Jacques Antoine Ledoux ,61ans et Jean Félix Daguebert 59ans, tous deux marins et voisins du défunt). Marie Marguerite s’éteint à la même place dix ans plus tard, en 1849, à 79ans (Les déclarants sont ses fils François Modeste Merlin, 50 ans Barthélémy Merlin, 46 ans tous deux marins à Equihen). On leur connaît huit enfants, tous nés à Outreau (Equihen) entre 1803 et 1823. Si les témoins à la naissance des premiers de ces enfants sont de la famille (Jean Baptiste Daguebert, 16ans, accompagné d'Antoine Moreau, 21 ans et Marie Angélique Justin, 14 ans pour Jean Baptiste Hubert en 1803, Jean Baptiste Descottes, 37ans, praticien et Eloi Hénon, 32 ans, journalier pour Marie Henriette Florentine en 1805, Jacques Antoine Marie Moreau Vernicort et  Jacques Antoine Marie Daguebert, cultivateurs pour François Modeste en 1807, Barthélémy Lattaignant, 31 ans, lieutenant des douanes et Louis Marie Daguebert, 24 ans, cultivateur pour Pierre Barthélémy en 1812), ceux pour les derniers sont simplement des connaissances ou officiels (François Telle, 28ans, garde-champêtre et Antoine Lannoy, 50ans, journalier pour Marie Florentine en 1814, Félix Herbez, 61 ans, propriétaire et de nouveau François Telle, 32ans, garde-champêtre pour Jean Baptiste en 1817, de nouveau Felix Herbez, 64ans, propriétaire et Louis Parfait Hodencq, 44ans, cabaretier pour Siméon en 1820 et finalement  Jacques Antoine Collier, 29ans, cordonnier et encore FelixHerbez, 67ans, propriétaire pour Antoine Marie en 1823). La plupart de ces enfants fondent des familles. L’aîné Jean Baptiste Hubert Merlin est marin comme son père quand il épouse à 24ans en 1827 à Outreau Marie Antoinette Clémentine Dagbert, matelote de 25ans, fille de Jean Louis Dagbert, lui aussi de la branche cadette des Dagbert d’Outreau (voir plus bas) et syndic des marins d’Equihen et de feue Marie Louise Augustine Sergeant (Les témoins sont Wandrille Delplanque , 31 ans, marinier à Outreau,  cousin germain de l'époux du côté maternel et déjà présenté dans ces pages, Pierre Sergent, 44 ans, tisserand, ami de l'époux , Augustin Perard, 36 ans, menuisier et Jean Baptiste Vasseur, 21 ans, domestique, tous deux amis de l'épouse. Seul le père de l'épouse et les trois premiers témoins signent) avec descendance Merlin à Outreau-Equihen.Son frère François Modeste Merlin est également marin quand il épouse à 25ans en 1832 à Outreau Adelaïde Flore Sauvage, matelote du même âge, fille d'Eloi Sauvage, marin, et feue Marie Louise Antoinette Augustine Sergeant ( Les témoins sont Jacques Antoine Collier, 39ans, receveur de l'octroi, Felix Herbez, 76ans, propriétaire, amis de l'époux, Louis Guillaume Roger, 40ans, propriétaire et Célestin Florent Lactoix, 33ans, maître bottier, tous deux de Boulogne. Les époux et leurs parents ne peuvent signer) avec descendance à Outreau-Equihen. En 1836, toujours à Outreau, c’est au tour d’un autre frère, Pierre Barthélémy Merlin, également marin de 24 ans, d’épouser à Outreau Marie Isabelle Rosalie Dagbert, matelote de 20 ans, fille de Jean Louis Dagbert, marin, également de la branche cadette des Dagbert d’Outreau (c’est le fils du précité Jean Louis – voir plus bas) et de Marie Jeanne Rosalie Sauvage (
Les témoins sont Jean Baptiste Hubert Merlin, 33 ans et François Modeste Merlin, 29 ans, frères du contractant; Jean Louis Dagbert, 71 ans et Jacques Sauvage, 70 ans, aïeuls de la contractante. tous 4 marins domiciliés à Outreau. Les époux, leurs pères et mères et les 2 premiers témoins déclarent ne pas savoir signer) avec là aussi une descendance Merlin à Outreau-Equihen. Un quatrième frère, Simeon Merlin (Louis dans les recensements) est lui aussi marin quand il épouse à 19ans Marie Anne Eliza Godin, 19ans, native de la Calotterie près de Montreuil, sans profession, fille de Charles Césaire Grégoire Godin, préposé des douanes, et Marie Jeanne Bernardine Lapierre, domiciliés à Outreau (Les témoins sont de nouveau Jean Baptiste Hubert Merlin, 37 ans et François Modeste Merlin, 32 ans , marins et frères du contractant; Charles Godin, 33 ans, marchand de bestiaux à Beussent, oncle paternel de la contractante et  Jean François Petit, 40ans, tailleur d'habits à St Remy, son bel oncle. Seuls le père de l'épouse et les deux derniers témoins signent) avec descendance Merlin à Outreau-Equihen et Boulogne. Finalement un dernier frère, Antoine Marie Merlin, marin lui aussi, épouse à 20ans , en 1843, Marie Louise Austreberthe Sauvage, matelote de 29ans, fille d'Eloi Sauvage, marin et de feue Augustine Austreberthe Sergent et veuve en précédent mariage de François Augustin Espegue décédé en mer en 1840 (Les témoins sont: Pierre Barthélémy Merlin, 29 ans frère germain du contractant, Jean François Gabriel Sauvage, 59 ans bel oncle maternel du contractant tous deux marins, François Modeste Dagbert, 54 ans marin et Jean Baptiste Daguebert, 27 ans cordonnier ces deux derniers amis de la contractante les quatre domiciliés à Outreau. Les époux, leurs pères et mère et le premier témoin ne signent pas) avec descendance Merlin à Outreau-Equihen.Le dernier enfant du couple Merlin-Dagbert à se marier est Marie Florentine Merlin qui en 1848, à 34ans, épouse François Henri Dupont, tonnelier de 39ans demeurant à Outreau, fils des défunts Philippe Dupont et Adelaide Peschot et veuf en première noces d’AdèleTremaux, décédée un an plus tôt (Les témoins sont Philippe Dupont, 44ans, menuisier, Louis Dupont, 24ans, meunier, tous deux frères de l'époux et demeurant à Outreau, Jean Baptiste Hubert Merlin, 46ans et Modeste Merlin, 44ans, tous deux marins et frères de l'épouse, également à Outreau. Seul le premier témoin signe) avec descendance Dupont à Outreau-Le Portel.

Le troisième enfant du couple Daguebert-Pauchet à se marier est Jean Baptiste Daguebert qui en 1814, alors qu’il est marin fusilier au 12e équipage de flottille, neuvième compagnie, stationnée à Boulogne obtient une permission accordée par le conseil d'administration de la flotille pour épouser à Outreau Marie Madeleine Ledoux, matelote, fille de Alexandre Ledoux, propriétaire, et Marie Geneviève Bigot et donc soeur de Marie Genevieve, l'épouse de Jean Marie Théodore Daguebert, le frère aîné de Jean Baptiste. ( Les témoins sont Antoine Lannoy, 5x ans, journalier, Théodore Baudry, 45ans, propriétaire cultivateur, tous deux d'Outreau et amis de l'époux, François Caux, 40ans, cultivateur et Louis Marie Desgardin, 33 ans, garde-champêtre amis de l'épouse.Tout le monde signe sauf le père de l'époux). Par la suite, on retrouve le couple à Outreau où Jean Baptiste est marin. Il disparaît dans le naufrage du "Le Don de Dieu" dans la nuit du 31-10 au 1-11-1823. Marie Madeleine lui survit près de 50ans et s’éteint à 86ans,  en 1872 , chez son gendre Charles Henri Vendrome à Equihen (son décés est déclaré par son beau-fils Charles Henri Vendrome, 49ans, préposé de douanes, et  son fils Jean Baptiste Daguebert, 56ans, cordonnier à Equihen). Leur descendance est décrite un peu plus loin.

Le quatrième et dernier enfant du couple Daguebert-Pauchet à se marier est François Modeste Dagbert né en 1789 (Le parrain est François Seillier et la marraine, Marie Antoinette Dagbert). Il est marin en 1809 quand il épouse à Outreau Marie Antoinette Marguerite Lemaitre, couturière de 32ans native de Condette,  fille de feu Marc Lemaitre, berger, et Marie Antoinette Hénon (Les témoins sont Jean François Daguebert, 60ans, manouvrier, père de l'époux, Jean Baptiste Daguebert, 22ans, son frère, François Marie Lemaitre, 26ans, domestique à Boulogne, frère de l'épouse, Jean Jacques Sergent, 43ans, ménager. Tout le monde signe sauf le père et la mère de l'époux). Le couple est établi à Equihen où François Modeste est journalier (1820), de nouveau marin (1843) puis tailleur d’habits (1851) et enfin propriétaire (1852). Il s’eteint à Equihen à 69ans, en 1857, ancien marin (les témoins sont son fils Constantin Daguebert, 44ans, tailleur d'habits et son neveu Jean Baptiste Daguebert, 41ans, cordonnier au Portel) et Marie Marguerite l’y suit en 1862, à 84 ans (les témoins sont son fils Constantin Daguebert, 49ans, tailleur d'habits et Médard Sergeant, 40ans, boulanger, un ami). Le couple a deux enfants. L’aîné, François Modeste Dagbert, naît à Outreau-Equihen en 1810 (Les témoins à la naissance sont Louis Marie Feuillet, journalier, et Louis Marie Daguebert, cultivateur , probablement de la branche principale décrite plus haut). En 1852, il est tailleur d’habits è Outreau-Equihen quand il épouse à Isques Antoinette Delphine Leroy, 30ans, native de St Léonard et cultivatrice à Isques, fille d'Antoine Leroy, rentier à Isques et défunte Rosalie Pérard (Les témoins sont Constant Daguebert, 38ans, tailleur d'habits à Outreau, frère de l’époux, François Lacloy, 40ans, de St Etienne, ami de l'époux, Auguste Leroy, 25ans, cultivateur et Joseph Leroy, 23ans, étudiant en droit, tous deux domiciliés à Isques et frères de l'épouse. Les époux, les pères des époux et les témoins signent). Le couple s’installe au hameau d’Audisque de St Etienne où François Modeste est tailleur d’habits (1853-55), tailleur d’habits et marchand (1860) et finalement propriétaire (1872). C’est aussi là qu’il s’éteint à 88ans, en 1899. Delphine était déjà morte depuis près de 40 ans, en 1860, à seulement 39ans, après l’accouchement de leur troisième enfant, Camille Albertine Dagbert qui résidait toujours avec son père lors du recensement de St Etienne de 1891. L’aînée du couple, Delphine Elise Dagbert, née à St Etienne en 1855, épouse en 1878 à St Etienne Augustin Ludovic Lefebvre, 25ans, employé de chemin de fer, natif et domicilié à Neuville près de Montreuil, fils d'Auguste Charlemagne Lefebvre, 71 ans, chapelier et Florence Félicité Dufourny, 65 ans (Les témoins sont Alfred Hocq, 40 ans, menuisier à Montreuil, beau-frère de l'époux; Alfred Dufourny, 34 ans, tisserand à St Etienne, cousin de l'époux; Constant Dagbert, 64 ans, propriétaire à Outreau, oncle de l'épouse et  Auguste Leroy, 52 ans, marchand à St Léonard, oncle de l'épouse). Le couple est d’abord installé à la gare de Pont-de-Briques où Ludovic est facteur au Chemin de fer du Nord (1880) puis on le retrouve au hameau d’Audisque, chez le père François Modeste où Ludovic est employé (1884) puis comptable à partir de 1886. Comme sa mère, Delphine s’éteint prématurément à 36ans, le jour de la naissance de son quatrième enfant qui ne survit que quelques années. Seule l’aînée de ces enfants, Juliette Delphine Félicie Lefebvre, et peut-être sa sœur cadette, Marthe Germaine Émilie Lefebvre, atteignent l’âge adulte.

Le frère cadet de François Modeste, Jean Louis Constantin Dagbert (le plus souvent Constant Dagbert ou Daguebert), né en 1813 (Les témoins à la naissance sont Jean Baptiste Dagbert, 26ans, marin, vraisemblablement son oncle déjà présenté plus haut, et Louis Marie Daguebert, 25ans, cultivateur, vraisemblablement de la branche principale décrite plus haut), est lui aussi tailleur d’habits à Equihen en1850 quand il y épouse Olympe Elisa Gest, 27ans, native de Condette et lingère à Outreau, fille des défunts  Antoine Augustin Gest, meunier, et Madeleine Julie Lhomme (Les témoins sont  François Daguebert, 40ans, tailleur d'habits, frère de l'époux, Prosper de Lattaignant, 26ans, propriétaire cultivateur, ami de l'époux, Augustin Gest, 30ans, frère de l'épouse et Louis Joseph Dausque, 37ans, cultivateur à Condette, beau-frère de l'épouse. Les époux, les parents de l'époux et les témoins signent). Le couple reste à Equihen où Constant est tailleur d’habits , pendant un temps conseiller municipal d’Outreau et  adjoint remplissant les fonctions d'officier de l'état civil (1882) et finalement propriétaire. Ils ont deux enfants mais il semble que seule l’aînée, Marie Elisa Dagbert, née en 1851, prend époux, en 1871 à Outreau et en la personne d’Hector Maufroid (par la suite Moffroid), 21 ans, natif de St Hilaire dans le Nord, « employé de minière »  à Outreau, fils de Jean Baptiste Maufroid également « employé de minière » et Isaïe Pector (Les témoins sont Alexandre Blavier, 50ans, chef de fabrication aux hauts fourneaux, ami de l'époux, Germain Maufroy, 24ans, employé aux minières, frère de l'époux, François Dagbert, 61ans, propriétaire à St Etienne, oncle de l'épouse et Pierre Antoine Pichon, 48ans, employé aux chemins de fer à Boulogne, ami de l'époux. Tout le monde signe).  L’arrivée des Moffroid, père et fils, de l’Avesnois à Outreau, correspond à l’ouverture de l’usine des Hauts Fourneaux d’Outreau de la Société de Montataire  en 1857 suite à la découverte d’un petit gisement de fer superficiel au sud-est d’Equihen en 1854. L’histoire de cette industrie sidérurgique boulonnaise est fort bien racontée dans les pages d’Histopale (http://histopale.net/les-communes/outreau/les-hauts-fourneaux/). L’usine avec ses fours à coke et deux hauts fourneaux est installée le long du chemin de fer près de Pont-de-Briques et elle opérera jusqu’en 1887. Il est vraisemblable que Hector Moffroid et son frère Germain travaillaient dans la carrière exploitant le minerai de fer d’Equihen. Le couple Moffroid-Dagbert qui habite la rue de l’usine (1872) puis la rue des Hauts-Fourneaux (1873-74) et finalement l’usine elle-même (1881) a au moins quatre enfants entre 1872 et 1881 qui tous se marient à Outreau entre 1894 et 1906 (voir le détail sur la table 16).

On ne peut terminer cette section sur la descendance du couple Daguebert-Pauchet à Equihen sans parler de Françoise Alexandrine Daguebert, née à Outreau en 1820 et reconnue par Jean François Daguebert, alors âgé de 70 ans, comme sa fille née de Marie Françoise Rosalie Anquiez, 23 ans, probablement servante chez Jean François, elle-même fille de François Marie Anquier et Marie Madeleine Daguebert, elle aussi de la branche cadette des Dagbert d’Outreau (voir plus bas). En 1842 à Condette, Françoise Alexandrine épouse le domestique de 20ans, Jean Baptiste Depré, fils de Jean Baptiste Depré, journalier, et  Marie Jeanne Le Roy, domiciliés à Verlincthun ( Les témoins sont Pierre Liévin Joseph Darras, 62ans, pensionnaire des douanes, Louis Hubert Le Marchand, 56ans, aussi pensionnaire des douanes, tous deux domiciliés à Condette et amis de l'époux, Jean Marie Macquet, 61ans, propriétaire et  Louis Marie Augustin Telliez, 38ans, chirurgien, tous deux domiciliés à Condette et amis de l'épouse. Les témoins signent mais pas les époux, les parents de l'époux et la mère de l'épouse) avec descendance Depré à Outreau.

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