La descendance de Jean Baptiste Daguebert et Marie Madeleine Ledoux

Comme indiqué plus haut, Jean Baptiste Daguebert, marin, va épouser en 1814 la soeur de sa belle soeur, Marie Madeleine Ledoux et le couple aura trois enfants avant la disparition prématurée de Jean Baptiste dans un naufrage en 1823 (Table 12b). Les trois enfants du couple fondent des familles mais, probablement suite au décés tragique du père, aucun ne sera marin, matelot ou matelote. L’aîné Jean Baptiste Dagbert, né en 1816 (les témoins sont François Telle, 30ans, garde-champêtre et Jean Louis Bécart, 51ans, journalier) est cabaretier à Outreau (probablement Equihen) quand il y épouse à 25 ans en 1841, Marguerite Antoinette Ledoux, hameçonnière de 22ans, native de Boulogne, fille d'Alexandre Ledoux, fabricant d'hameçons et cabaretier à Outreau et de Marguerite Sauvage  (Les témoins sont : Modeste Daguebert, 53ans, marin, oncle paternel du contractant,  Gabriel Sauvage, 57ans, marin, bel-oncle maternel du contractant, Jean Baptiste Romain Duchesne, 58ans et Louis Antoine Sauvage , 38ans, marins à Boulogne et oncles maternels de la contractante. Tout le monde signe sauf la mère de l'épouse et le troisième témoin). Ce nouveau couple Daguebert-Ledoux (Marguerite Antoinette Ledoux ne semble pas liée à sa belle-mère Madeleine Ledoux et sa belle tante Marie Geneviève) est installé à Equihen puis Le Portel où Jean Baptiste est cabaretier puis hameçonnier  et où naissent trois enfants dont deux vont fonder une famille. L’aîné Jean Baptiste Alfred Daguebert, né en 1843 (son oncle Ferdinand Dagbert, 23ans, préposé des douanes à Boulogne et Jean Marie Decroix, 38 ans, garde-champêtre à Outreau sont témoins) reconnaît en 1864  un enfant née d’Octavie Lenoir, 23ans, couturière originaire de Merlimont, fille de Ferdinand Lenoir, préposé des douanes et Césarine Rouselle puis en 1871, il épouse à Outreau Félicité Marie Sophie Flahaut, 20ans, couturière chez ses parents à St Etienne, soient Pierre Antoine Flahaut, 53ans, cordonnier et cabaretier et Sophie Decroix, 45ans (Les témoins sont Charles Pauchet, 46ans, cordier au Portel, bel oncle de l'époux, Jean Baptiste Leperque, 56ans, marin, ami de l'époux, Louis Eugène Caron, 51ans, manouvrier à St Etienne, bel oncle de l'épouse et Jean Marie Lagache, 50ans, tailleur d'habits à Outreau, aussi bel oncle de l'épouse. Les époux, les parents des époux et tous les témoins sauf le premier signent). Le couple s’installe à Equihen où Alfred est hameçonnier et où naissent sept enfants entre 1872 et 1889 dont deux fondent des familles : l’aîné Alfred Daguebert est également hameçonnier quand il épouse Marie Lobez au Portel en 1892 mais il décède seulement trois ans plus tard; son frère Eugène  Daguebert est employé des chemins de fer et il épouse Céline Hortense Céline Laversin en 1899 à Outreau avec une descendance à Outreau et Boulogne au début du 20e siècle. Le cadet d’Alfred, Joseph Eugène Daguebert, né en 1851 (Joseph Eugène Désiré Ledoux, 26ans, hameçonnier et Antoine Dulin, 50ans, secrétaire de la mairie sont témoins) est comme son frère hameçonnier, parfois débitant et même receveur d’octroi à Equihen. En 1873, il épouse à Outreau  Nathalie Catherine Ferton, 18ans, fille de feu Alexandre François Ferton, cultivateur à Outreau et Louise Catherine Françoise Seillier (Les témoins sont Alfred Daguebert, 30ans, hameçonnier, frère de l'époux, Victor Henri Porein, 45ans, secrétaire de mairie, ami de l'époux, Charles Ferton, 41ans, ouvrier mineur, oncle paternel de l'épouse et Louis Justin, 39ans, garde-champêtre, ami de l'épouse. Les époux, les parents de l'époux, la mère de l'épouse et les quatre témoins signent ). Le couple a sept enfants nés à Equihen entre 1873 et 1890. L’aînée Nathalie Eugénie Daguebert épouse en 1906 à Condette Ernest Louis Lemattre, bourrelier à St Etienne,fils de Henri Louis Victor Bertin Lemattre, bourrelier à St Etienne et Elina Stéphanie Troilé (Témoins : Robert Trollé, 58ans, propriétaire à Hesdin-l'Abbé, oncle de l'époux, Hippolyte Lemaitre, 68ans, cordonnier à Boulogne, cousin de l'époux, François Ferton, 52ans, cabaretier à Condette, oncle de l'épouse et Octave Prudhomme, 30ans, douanier, beau-frère de l'épouse. Les époux, les parents des époux et les témoins signent). Sa sœur cadette, Emma Marguerite Daguebert a 25ans quand elle épouse en 1903 à Outreau Octave Oscar Prudhomme, 27ans, douanier à Boulogne, fils de Pierre François Luce Prudhomme, brigadier des douanes en retraite, et de Augustine Marie Morel avec divorce en 1914. Leur frère cadet, Emile Eugène Christian Daguebert est hameçonnier à Equihen comme son père et en 1906, à 25ans, il épouse Marie Antoinette Lahaye, 16ans, fille de feu Charles Amédée Lahaye et Marie Argentine Césarine Maillet avec descendance Daguebert au Portel, Condette et St Etienne au début du 20e siècle. Un deuxième frère, Maurice Alexandre Léon Daguebert, né en1886, est hameçonnier comme son père et son frère. En1910, il est employé de commerce à Boulogne quand il y épouse Camille Zoé Sophie Modeste Delouche, 20ans, native de Desvres mais demeurant à Boulogne, fille de Charles Antoine Delouche, 46ans, loueur de voitures, domicilié à Clamart (Seine) et Ambroisine Marie Louise Camille Delhaye, sa divorcée, 44ans, cafetière à Boulogne (Témoins : Eugène Daguebert, 29ans, employé à Condette, frère de l'époux, Jérome Vanacker, 42ans, boulanger à Boulogne, Emma Mauplot épouse Delouche, 30ans, sans profession à Clamart, tous deux amis des époux et  VictorDelhaye, 36ans, restaurateur à Boulogne, oncle de l'épouse. Les époux, les parents de l'époux et les témoins signent. Les parents de l'épouse consentent séparément au mariage par acte notarié). Le couple a un enfant en 1910 avant que Maurice ne soit appelé sur le front en 1915. Promu caporal puis sergent, il est tué le 21 avril 1917 aux tranchées du bois du Seigneur dans la Marne. Son nom figure sur le monument aux morts de Boulogne et celui du Portel.

Le deuxième enfant du couple Daguebert - Ledoux est Marie Elizabeth Geneviève Daguebert, née en 1817 (Les témoins sont Felix Herbez, 61ans, propriétaire et Louis Parfait Hodencq, 43ans, cabaretier) et lingère de 28ans en 1845 quand elle épouse à Outreau Charles Henri Vendrome, préposé des douanes de 23ans, natif de Wissant, fils des défunts Marc Vendrome et Thérèse Pélagie Taon (Les témoins sont François Daguebert, 35ans, tailleur d'habits et François Caux, 35ans, cultivateur, amis du contractant ainsi que Jean Baptiste Daguebert, 30ans, cordonnier et Ferdinand Daguebert , 25ans, manouvrier, frères de la contractante, tous d'Outreau. Tout le monde signe sauf l'épouse). Le couple s’établit à Equihen (temporairement à Cucq en 1846-1848) où Charles Henri est douanier puis retraité. Ils ont six enfants nés entre 1846 et 1858 et quatre de ces enfants se marient. L’aîné Charles Henri Vendrome est bourrelier à Boulogne en 1872 quand il épouse à St Etienne Julie Euphroisine Lemattre, 23ans, sans profession, demeurant chez ses père et mère, Antoine Lemattre, 58ans et Victoire Milon, 52ans à St Etienne (Témoins : Jules Milon, 53ans, rentier, oncle de l'épouse, Jules Lacloy, 28ans, cultivateur, cousin de l'épouse, tous deux de St Etienne, Jules Lemattre, 23ans, bourrelier, frère de l'épouse et François Longuet, 34ans, menuisier, ami des époux. Les époux, les parents de l'épouse et les quatre témoins signent. Les parents de l'époux ont donné leur consentement par acte notarié). Sa sœur cadette, Marie Geneviève Vendrome, née à Cucq en 1847, épouse en 1865 à Outreau, Bruno François Justin, 25 ans, domestique natif de Nesles, fils de Louis Etienne Justin et  Marie Antoinette Robertine Molmy, cultivateurs  à Longfossé (Témoins : Louis Justin, 28ans, cultivateur à Longfossé, frère de l'épouse, Robert Pruvost, 47ans, cultivateur à Outreau, cousin germain du côté paternel de l'époux, Jean Baptiste Daguebert, 50ans, hameçonnier, oncle maternel de l'épouse et  Hector Houssé, 44ans, rentier, ami de l'épouse. Tout le monde signe sauf la mère de l'épouse). Une autre sœur, Nathalie Célinie Vendrome, a 22 ans quand elle épouse en 1871 à Outreau Jacques François Joseph Deriemont, 25ans, charcutier à Outreau fils de Jacques François Joseph Deriemont, préposé des douanes, et Flore Sidonie Sagnier (Les témoins sont Charles Henri Vendrome, 26ans, bourrelier à Boulogne, frère de l'épouse, Victor Henri Porein, 44ans, Charles Fourcroy, 21 ans, cultivateur et Louis Justin, 38 ans, garde champêtre, tous trois d'Outreau. Signature de l'époux, du père de l'épouse et des témoins. L'épouse ne signe pas. Les parents de l'époux et la mère de l'épouse sont consentants par acte notarié). Le couple s’établit à Boulogne où François Joseph est receveur d’octroi et manouvrier puis Berck où il décède, scieur de long, en 1906. Leur sœur cadette, Martine Vendrome, 26ans, épouse en 1882 à Outreau, Joseph François Sueur, boulanger à Boulogne, fils de Louis Joseph Sueur et Emerance Euphrosine Guyot (Les témoins sont Edouard Sueur, 28 ans, frère de l'époux , Alfred Daguebert, 40ans, ami de l'époux,  Henri Vendrome, 35ans, frère de l'épouse et  François Justin, 42ans, beau-frère de l'épouse, tous les quatre d'Equihen. Les époux, le père de l'époux et celui de l'épouse et les témoins signent. La mère de l'époux ne signe pas). 

Le troisième et dernier enfant du couple Daguebert – Ledoux, Ferdinand Daguebert, né en 1820 (Felix Herbez, 64ans, propriétaire et Jacques Antoine Collier, 26ans, sont témoins) est préposé des douanes à Equihen quand il épouse en 1844 à Outreau Joséphine Lepretre, matelote de 23ans, fille de feu Pierre Marie Lepretre, et Marie Françoise Claudine Delcluse (Témoins : Jean Baptiste Daguebert, 28ans, cabaretier, frère du contractant, François Modeste Daguebert, 34ans, tailleur d'habits, cousin germain paternel du contractant, François Gabriel Sauvage, 60ans, adjoint syndic des marins, ami de la contractante et Jean Théodore Barbaux, 45ans, préposé des douanes , aussi ami de la contractante. Tout le monde signe sauf l'épouse et sa mère). Le couple est d’abord à Equihen (1844-45; Ferdinand est préposé des douanes puis manouvrier) puis à Boulogne (1846-1849; Ferdinand est ouvrier à la filature), au Portel (1851-52; Ferdinand est de nouveau préposé des douanes) et finalement à Boulogne (1861-1880; Ferdinand est charpentier en batiment puis conducteur de machine) jusqu’à la mort de Joséphine en 1880 et de Ferdinand en 1887. Le couple a six enfants, tous des garçons, nés entre 1844 et 1867. Seulement un de ces enfants atteint l’âge adulte mais il décède à 23ans, soldat et célibataire.


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